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Programme Prise de Masse : Guide Complet 2026

Coach sportif encadrant un programme de prise de masse en salle de musculation

En France, plus de 6 millions de personnes sont abonnées en salle de sport, et une grande partie d'entre elles cherchent à prendre du muscle. Pourtant, environ un débutant sur deux abandonne dans les six premiers mois, souvent faute de programme structuré, de résultats visibles ou de suivi adapté. La prise de masse musculaire n'est pas un mystère : c'est une discipline qui repose sur des principes scientifiques bien documentés. Volume d'entraînement, fréquence, nutrition calibrée, surcharge progressive, chaque levier est aujourd'hui quantifié par des méta-analyses de premier plan. Ce guide rassemble ces données pour vous proposer un programme de prise de masse complet, applicable que vous vous entraîniez en salle, à domicile ou en coaching visio.

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Qu'est-ce que la prise de masse musculaire ?

La prise de masse, ou hypertrophie musculaire, désigne le processus par lequel les fibres musculaires augmentent en taille en réponse à un stimulus d'entraînement combiné à un apport nutritionnel suffisant. Concrètement, il s'agit de créer un environnement favorable à la construction musculaire en jouant simultanément sur trois leviers : un entraînement adapté, une alimentation en surplus calorique et une récupération adéquate.

On distingue généralement deux approches. La prise de masse propre (lean bulk) repose sur un surplus calorique modéré, un apport protéique élevé et un suivi rigoureux pour maximiser le ratio muscle/gras. La prise de masse sale (dirty bulk) implique un surplus élevé sans contrôle précis des macronutriments : le gain de poids est rapide mais la proportion de masse grasse est nettement plus importante, ce qui allonge la phase de sèche qui suit. La science et le consensus des professionnels recommandent clairement la première approche.

Les 6 leviers scientifiques de l'hypertrophie

L'hypertrophie musculaire ne dépend pas d'un seul facteur. La recherche identifie six leviers principaux, chacun documenté par des méta-analyses et des position stands de référence.

1. Le volume d'entraînement : le levier principal

Le volume, mesuré en nombre de séries effectives par groupe musculaire et par semaine, est le paramètre le plus fortement corrélé à l'hypertrophie. La méta-analyse de Schoenfeld, Ogborn et Krieger (2017, Journal of Sports Sciences, PMID 27433992) établit une relation dose-réponse significative : les groupes réalisant moins de 5 séries par semaine gagnent en moyenne +5,4 % d'hypertrophie, contre +6,6 % pour 5 à 9 séries et +9,8 % pour 10 séries et plus.

La recommandation pratique de Schoenfeld et Grgic (2018, Strength & Conditioning Journal) est claire : 10 séries ou plus par muscle et par semaine constituent un bon point de départ pour un objectif d'hypertrophie. Les travaux de Pelland et al. (2025, Sports Medicine, PMID 41343037) confirment cette relation avec une probabilité postérieure de 100 %, tout en montrant des rendements décroissants au-delà d'un certain seuil.

En pratique, les fourchettes par niveau sont les suivantes : ~10 séries par muscle et par semaine pour un débutant, 10 à 20 séries pour un intermédiaire, et jusqu'à 20 séries ou plus en phase de surcharge pour un pratiquant avancé.

2. La fréquence d'entraînement : au moins 2 fois par semaine

La fréquence à laquelle chaque groupe musculaire est sollicité dans la semaine joue un rôle important. La méta-analyse de Schoenfeld, Ogborn et Krieger (2016, Sports Medicine, PMID 27102172) montre qu'une fréquence de 2 fois par semaine ou plus produit des gains significativement supérieurs à une fréquence de 1 fois par semaine (taille d'effet 0,49 contre 0,30). Les auteurs concluent que chaque groupe musculaire majeur devrait être entraîné au moins deux fois par semaine pour maximiser la croissance musculaire.

Cependant, une nuance importante mérite d'être soulignée. Schoenfeld, Grgic et Krieger (2019, J Sports Sci, PMID 30558493) montrent qu'à volume total égalisé, la fréquence n'a pas d'impact significatif supplémentaire sur l'hypertrophie. La fréquence est donc avant tout un outil de répartition du volume : elle permet de distribuer les séries de manière tolérable sur la semaine.

3. La fourchette de répétitions et la charge

Le position stand de l'ACSM (2009, Ratamess et al., Med Sci Sports Exerc, PMID 19204579) recommande pour les débutants et intermédiaires une charge modérée de 70 à 85 % du 1RM, soit 8 à 12 répétitions par série, pour 1 à 3 séries par exercice. Pour les avancés, la fourchette s'élargit de 1 à 12 répétitions (majorité en 6-12 RM), avec 3 à 6 séries par exercice et une périodisation de l'entraînement.

Toutefois, la recherche récente a apporté une nuance majeure. Morton et al. (2016, J Appl Physiol) et Schoenfeld et al. (2017, J Strength Cond Res, PMID 28834797) démontrent que des charges légères (jusqu'à 30 % du 1RM, soit 20-25 répétitions) produisent une hypertrophie comparable à des charges lourdes, à condition que les séries soient menées près de l'échec musculaire. La force maximale, en revanche, reste supérieure avec des charges lourdes. Cette donnée est particulièrement pertinente pour l'entraînement à domicile, où le matériel lourd n'est pas toujours disponible.

4. Le temps de repos entre les séries

La méta-analyse bayésienne de Singer et al. (2024, Frontiers in Sports and Active Living) portant sur 9 études et 19 mesures identifie un léger bénéfice hypertrophique à utiliser des repos supérieurs à 60 secondes. Au-delà de 90 secondes, les effets deviennent moins clairs. Schoenfeld et al. (2016) montrent que des repos de 3 minutes sont supérieurs à 1 minute pour la force et l'hypertrophie chez des hommes entraînés.

La recommandation pratique : 2 à 3 minutes de repos pour les exercices polyarticulaires lourds (squat, développé couché, soulevé de terre), 60 à 90 secondes pour les exercices d'isolation. Chez les débutants, l'ACSM suggère 1 à 2 minutes.

5. La surcharge progressive : le moteur de la progression

La surcharge progressive consiste à augmenter graduellement les exigences imposées au muscle pour provoquer de nouvelles adaptations. Plotkin et al. (2022, PeerJ, PMID 36199287) montrent que progresser par la charge ou par les répétitions produit des adaptations musculaires similaires. Les deux stratégies sont viables et peuvent être alternées.

La méthode la plus éprouvée est la double progression (règle dite « 2-for-2 »), documentée dans les Essentials of Strength Training and Conditioning de la NSCA (Baechle & Earle). Le principe : si vous pouvez réaliser 2 répétitions de plus que votre objectif lors de la dernière série, sur 2 séances consécutives, augmentez la charge de 2,5 à 10 %. Cette méthode offre un cadre simple et mesurable pour la progression.

6. La périodisation

La périodisation, l'organisation planifiée des variables d'entraînement sur des cycles, produit des gains de force supérieurs à un programme non périodisé selon la méta-analyse de Williams et al. (2017, Sports Medicine), avec une taille d'effet de 0,43 (réduite à 0,23 après ajustement). L'effet est réel mais modeste.

Pour un programme de prise de masse, la périodisation se traduit concrètement par des cycles de 8 à 12 semaines organisés en phases : accumulation (volume élevé, charge modérée), intensification (charge élevée, volume réduit), puis deload (récupération active). Ce schéma permet d'éviter les plateaux et de gérer la fatigue cumulée.

Programme prise de masse débutant : le plan d'action

Voici un programme structuré pour un débutant souhaitant prendre du muscle, construit sur les principes scientifiques détaillés ci-dessus.

Structure recommandée : full-body 3 fois par semaine

Pour un débutant, le full-body pratiqué 3 fois par semaine (par exemple lundi, mercredi, vendredi) est la structure la plus efficace. Elle maximise la fréquence par muscle (chaque groupe est sollicité 3 fois par semaine) et permet d'atteindre facilement les 10 séries hebdomadaires recommandées sans volume excessif par séance.

Le ratio recommandé est de 80 % d'exercices polyarticulaires (composés) et 20 % d'exercices d'isolation. Les exercices composés recrutent plusieurs groupes musculaires simultanément et permettent de manipuler des charges plus lourdes, ce sont les piliers de tout programme de prise de masse.

Les exercices fondamentaux

Groupe musculaireExercice polyarticulaireExercice d'isolation
Quadriceps / FessiersSquat (barre ou goblet)Leg extension
Ischio-jambiers / DosSoulevé de terre roumainLeg curl
Pectoraux / TricepsDéveloppé couchéÉcartés poulie
Dos / BicepsRowing barre ou tractionsCurl biceps
ÉpaulesDéveloppé militaireÉlévations latérales

Exemple de séance type (débutant)

ExerciceSériesRépétitionsRepos
Squat38-122-3 min
Développé couché38-122-3 min
Rowing barre38-122-3 min
Développé militaire38-122 min
Curl biceps210-1560-90 s
Élévations latérales212-1560-90 s

Ce programme totalise environ 16 séries par séance, soit 48 séries par semaine réparties sur l'ensemble du corps. Chaque groupe musculaire majeur reçoit 9 à 12 séries directes par semaine, dans la fourchette optimale pour un débutant.

Progression sur 12 semaines

Appliquez la méthode de double progression : lorsque vous atteignez la borne haute des répétitions (12 reps) sur la dernière série lors de deux séances consécutives, augmentez la charge de 2,5 kg (haut du corps) ou 5 kg (bas du corps). Si vous stagnez, maintenez la charge et visez d'abord plus de répétitions. Notez vos performances à chaque séance, c'est le seul moyen de savoir si vous progressez réellement.

Chez les débutants, les premiers gains de force sont d'abord neuraux (Moritani & deVries, 1979). L'hypertrophie mesurable ne devient le facteur dominant qu'après 3 à 5 semaines d'entraînement. C'est la raison pour laquelle il ne faut pas se décourager si le miroir ne change pas immédiatement, le muscle se construit, mais les premières semaines, c'est votre système nerveux qui apprend.

Prise de masse à domicile : c'est possible

Un programme de prise de masse ne nécessite pas obligatoirement une salle de sport. Les travaux de Kikuchi et Nakazato (2017, Journal of Exercise Science & Fitness) montrent que les pompes produisent une hypertrophie similaire des pectoraux et des triceps par rapport au développé couché à 40 % du 1RM sur 8 semaines (pectoraux : +18,3 % vs +19,4 % ; triceps : +9,5 % vs +10,3 %). Combiné aux données de Schoenfeld et al. (2017) confirmant que l'hypertrophie est possible avec des charges légères à condition d'aller près de l'échec, l'entraînement à domicile est scientifiquement validé.

La limite principale : au-delà d'environ 35 répétitions par série (charge inférieure à 30 % du 1RM), le stimulus hypertrophique n'est plus optimal. Il faut alors progresser via des variantes plus difficiles : pompes déclinées, pompes archer, pompes lestées, utilisation du tempo (phases excentriques ralenties), pistol squats, dips entre deux chaises. Un jeu d'élastiques et un banc modulable élargissent considérablement les possibilités.

Prise de masse en salle vs à domicile vs en coaching visio

CritèreSalleDomicileCoaching visio
Accès aux charges lourdesCompletLimité (matériel requis)Variable
Surcharge progressiveFacile (disques, machines)Variantes et tempoGuidée par le coach
Suivi techniqueAuto-correction ou coachVidéo / miroirCorrection en temps réel
Coût mensuel25-60 €/moisInvestissement initialVariable (par séance)
Motivation / régularitéEnvironnement dédiéDiscipline personnelleRendez-vous planifié
Hypertrophie possibleOptimaleValidée scientifiquementOptimale avec suivi

Nutrition prise de masse : les chiffres qui comptent

L'entraînement fournit le stimulus, mais c'est la nutrition qui fournit les matériaux de construction. Sans surplus calorique et sans apport protéique suffisant, il n'y a pas de prise de masse significative.

Le surplus calorique : modéré et contrôlé

Le position stand de l'ISSN (2017, Aragon et al., J Int Soc Sports Nutr) confirme qu'un surplus calorique soutenu est nécessaire pour maximiser la prise de masse maigre. Mais la magnitude du surplus influence directement la nature des gains : un surplus excessif augmente surtout la masse grasse.

La recommandation pratique : un surplus de +200 à +350 kcal par jour au-dessus de votre maintenance calorique (soit environ +5 à +15 %). Les surplus supérieurs à 500 kcal par jour n'accélèrent pas significativement la synthèse protéique musculaire, ils accélèrent le stockage adipeux.

Les protéines : le seuil de 1,6 g/kg

La méta-analyse de Morton et al. (2018, British Journal of Sports Medicine, PMID 28698222), portant sur 49 études et 1 863 participants, identifie un plateau des gains de masse maigre à environ 1,62 g de protéines par kg de poids de corps et par jour (IC 95 % : 1,03-2,20). Au-delà de ce seuil, les protéines supplémentaires ne contribuent plus significativement à la construction musculaire.

Le position stand de l'ISSN (Jäger et al., 2017) recommande 1,4 à 2,0 g/kg/jour pour construire et maintenir la masse musculaire. La fourchette pratique retenue par la majorité des professionnels est donc de 1,6 à 2,2 g/kg/jour.

Répartition des macronutriments

MacronutrimentRecommandationRôle
Protéines1,6 à 2,2 g/kg/jourConstruction et réparation musculaire
Lipides0,6 à 1,0 g/kg/jour (20-30 % des calories)Hormones, absorption des vitamines
GlucidesReste des caloriesÉnergie d'entraînement, glycogène

Rythme de gain recommandé

NiveauGain hebdomadaire (% poids de corps)Surplus kcal/jourProtéines g/kg
Débutant0,25 à 0,5 %+250 à +3501,6 à 2,0
Intermédiaire0,1 à 0,25 %+200 à +3001,8 à 2,2
Avancé0,05 à 0,15 %+150 à +2501,8 à 2,2

Un rythme de gain trop rapide (supérieur à 0,5 % par semaine chez un débutant) indique généralement un surplus excessif et une proportion élevée de masse grasse dans les gains. Le suivi hebdomadaire du poids de corps (pesée matinale à jeun, moyenne sur 7 jours) permet d'ajuster le surplus en temps réel.

Les 7 erreurs les plus fréquentes en prise de masse

La majorité des échecs en prise de masse ne sont pas liés à la génétique ou au manque de talent. Ce sont des erreurs méthodologiques identifiées et documentées.

1. Un surplus calorique excessif

Manger « le plus possible » est la recette pour accumuler du gras, pas du muscle. Le surplus doit être calibré : +200 à +350 kcal suffisent. Tout surplus supplémentaire se stocke principalement sous forme de tissu adipeux.

2. Un apport protéique insuffisant

En dessous de 1,6 g de protéines par kg, vous ne fournissez pas assez de substrat pour la synthèse protéique musculaire. C'est le seuil minimal identifié par Morton et al. (2018), ne passez pas en dessous.

3. Un volume ou une fréquence inadéquats

Entraîner chaque muscle une seule fois par semaine (le fameux « split bro ») ou accumuler moins de 10 séries hebdomadaires par muscle limite significativement les gains. La fréquence minimale efficace est de 2 fois par semaine par groupe musculaire.

4. L'absence de surcharge progressive

Répéter le même programme avec les mêmes charges semaine après semaine ne produit aucune adaptation nouvelle. Si vous ne notez pas vos performances et n'augmentez pas progressivement les exigences, vous ne progresserez pas.

5. Négliger la récupération et le sommeil

Le muscle ne se construit pas pendant l'entraînement, il se construit pendant la récupération. Un sommeil insuffisant (moins de 7 heures) compromet la sécrétion d'hormones anabolisantes et la réparation musculaire. Visez 7 à 9 heures par nuit.

6. Copier le programme d'un athlète avancé

Un programme de 6 jours en split poussé avec 25 séries par muscle convient à un pratiquant avec plusieurs années d'expérience, pas à un débutant. Commencez avec un full-body 3 fois par semaine et progressez graduellement vers des splits plus segmentés à mesure que votre niveau augmente.

7. Ne pas suivre sa progression

L'étude Hollis et al. (2008, American Journal of Preventive Medicine, Kaiser Permanente, 1 685 participants) montre que les personnes tenant un journal quotidien de suivi obtiennent des résultats significativement supérieurs à celles qui ne le font pas. Bien que cette étude porte sur la perte de poids, le principe du self-monitoring est transférable : suivre ses charges, son poids de corps et ses mensurations permet d'identifier les ajustements nécessaires et de maintenir la motivation. Sans suivi, vous naviguez à l'aveugle.

Pourquoi 1 débutant sur 2 abandonne en 6 mois

Les données sectorielles convergent : environ 50 % des nouveaux inscrits en salle de sport abandonnent dans les 6 premiers mois, et près de 22 % arrêtent dès le premier mois. La fenêtre la plus critique se situe entre la 3ᵉ et la 6ᵉ semaine, précisément la période où les gains de force sont d'abord neuraux (Moritani & deVries, 1979) et où les résultats visuels ne sont pas encore apparents.

Les principales causes d'abandon sont identifiées : des attentes irréalistes, l'absence de progression mesurable, un programme inadapté au niveau, et le manque d'accompagnement ou de rendez-vous structuré. C'est exactement ce qu'un suivi régulier, qu'il soit autonome ou guidé par un coach, permet de résoudre. Le simple fait de mesurer sa progression (charges, poids de corps, tour de bras) transforme un processus abstrait en données concrètes et motivantes.

Pour les coachs : structurer et suivre les programmes de vos clients

En France, on estime entre 20 000 et 30 000 le nombre de coachs sportifs indépendants déclarés (codes APE 93.13Z / 85.51Z). Face à un marché du fitness en croissance (+6,2 % de chiffre d'affaires et +7,7 % de fréquentation entre T1 2024 et T1 2025 selon l'Union Sport & Cycle), la demande de programmes de prise de masse structurés explose, et avec elle, le besoin d'outils de suivi professionnels.

Un programme de prise de masse efficace nécessite un suivi serré : progression des charges semaine après semaine, suivi du poids de corps et des mensurations, ajustement du surplus calorique en fonction des résultats. Gérer tout cela sur des tableurs ou des cahiers devient rapidement ingérable quand on accompagne plusieurs clients simultanément.

C'est le problème que résout un ERP spécialisé comme Odyn : centraliser la création de programmes, le suivi de progression et la gestion administrative (facturation, planification) dans un seul outil pensé pour les coachs indépendants.

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Tableau récapitulatif par niveau

ParamètreDébutantIntermédiaireAvancé
Séries/muscle/semaine~1010-2020+
Fréquence/muscle/semaine2-3×
Répétitions8-126-121-12 (périodisé)
% 1RM70-85 %70-85 %70-100 %
Surplus kcal/jour+250 à +350+200 à +300+150 à +250
Protéines (g/kg/jour)1,6-2,01,8-2,21,8-2,2
Gain hebdomadaire0,25-0,5 %0,1-0,25 %0,05-0,15 %
Structure typeFull-body 3×/semHalf-body 4×/semPPL ou split 5-6×/sem
Durée du cycle8-12 semaines8-12 semaines6-12 semaines + deload

FAQ, Programme prise de masse

Combien de temps faut-il pour voir des résultats en prise de masse ?

Les premières adaptations de force (neurales) surviennent dès les premières séances, mais l'hypertrophie mesurable devient significative après 3 à 5 semaines d'entraînement régulier (Moritani & deVries, 1979). Des résultats visuels notables apparaissent généralement après 8 à 12 semaines de programme structuré avec une nutrition adaptée.

Faut-il prendre des compléments alimentaires pour prendre du muscle ?

Les compléments ne sont pas indispensables. La priorité absolue est d'atteindre vos objectifs de protéines (1,6-2,2 g/kg/jour) et de surplus calorique via l'alimentation. La whey protéine peut être un outil pratique si vous peinez à atteindre votre quota protéique par la nourriture solide. La créatine monohydrate est le complément le plus étudié et le plus efficace pour les performances de force et l'hypertrophie, avec un profil de sécurité très bien documenté.

Peut-on prendre du muscle sans aller en salle ?

Oui. Les travaux de Kikuchi et Nakazato (2017) confirment que l'entraînement au poids de corps (pompes) produit une hypertrophie comparable à des exercices en salle pour les pectoraux et les triceps. La clé est de travailler près de l'échec musculaire et de progresser via des variantes de plus en plus difficiles lorsque le nombre de répétitions dépasse 30-35 par série.

Combien de protéines par jour pour prendre du muscle ?

La fourchette optimale se situe entre 1,6 et 2,2 g de protéines par kg de poids de corps et par jour. Pour une personne de 75 kg, cela représente 120 à 165 g de protéines quotidiennes, réparties sur 3 à 5 repas. Au-delà de 2,2 g/kg, les bénéfices supplémentaires sont négligeables selon la littérature actuelle.

Full-body ou split : quel programme choisir ?

Pour un débutant, le full-body 3 fois par semaine est le choix le plus efficace : il maximise la fréquence par muscle et permet d'atteindre le volume optimal avec un nombre de séances raisonnable. Le passage vers un half-body (4 séances) puis un push/pull/legs (5-6 séances) se justifie quand le volume nécessaire par muscle dépasse ce qu'une seule séance full-body peut absorber confortablement.

Comment savoir si mon surplus calorique est correct ?

Pesez-vous chaque matin à jeun et calculez votre moyenne hebdomadaire. Un débutant devrait viser un gain de 0,25 à 0,5 % de son poids de corps par semaine. Si le gain est plus rapide, réduisez légèrement le surplus. Si le poids stagne, augmentez de 100 à 150 kcal. Le tour de taille est un indicateur complémentaire utile : s'il augmente plus vite que vos mensurations musculaires, le surplus est probablement trop élevé.

Les 8 points clés à retenir

  1. Volume : visez au minimum 10 séries par muscle et par semaine, c'est le levier principal de l'hypertrophie.
  2. Fréquence : entraînez chaque muscle au moins 2 fois par semaine pour maximiser les gains.
  3. Répétitions : la fourchette 6-12 reps est le standard, mais l'hypertrophie est possible à toute charge si vous travaillez près de l'échec.
  4. Surplus calorique : +200 à +350 kcal/jour suffisent, pas besoin de manger comme quatre.
  5. Protéines : 1,6 à 2,2 g/kg/jour, le seuil au-delà duquel les gains supplémentaires sont marginaux.
  6. Surcharge progressive : notez vos performances et augmentez la charge ou les répétitions régulièrement.
  7. Récupération : 7-9 heures de sommeil par nuit, le muscle se construit au repos.
  8. Suivi : un journal de progression (charges, poids, mensurations) est le meilleur outil contre l'abandon.

Sources

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  • Schoenfeld & Grgic (2018), Evidence-based guidelines for resistance training volume to maximize muscle hypertrophy. Strength & Conditioning Journal, 40(4):107-112.
  • Pelland et al. (2025), Effects of resistance training volume on strength and hypertrophy. Sports Medicine. PMID 41343037.
  • Schoenfeld, Ogborn & Krieger (2016), Effects of resistance training frequency on measures of muscle hypertrophy. Sports Medicine, 46(11):1689-1697. PMID 27102172.
  • Ratamess et al. / ACSM (2009), Progression models in resistance training for healthy adults. Med Sci Sports Exerc, 41(3):687-708. PMID 19204579.
  • Morton et al. (2016), Neither load nor systemic hormones determine resistance training-mediated hypertrophy. J Appl Physiol, 121:129-138.
  • Schoenfeld, Grgic, Ogborn & Krieger (2017), Strength and hypertrophy adaptations between low- vs. high-load resistance training. J Strength Cond Res, 31(12):3508-3523. PMID 28834797.
  • Morton et al. (2018), A systematic review, meta-analysis and meta-regression of the effect of protein supplementation on resistance training-induced gains in muscle mass and strength. British Journal of Sports Medicine, 52(6):376-384. PMID 28698222.
  • Aragon et al. / ISSN (2017), International Society of Sports Nutrition position stand: diets and body composition. J Int Soc Sports Nutr.
  • Jäger et al. / ISSN (2017), International Society of Sports Nutrition position stand: protein and exercise. J Int Soc Sports Nutr.
  • Singer et al. (2024), Rest interval length on hypertrophy. Frontiers in Sports and Active Living, 6:1429789.
  • Plotkin et al. (2022), Progressive overload strategies. PeerJ, 10:e14142. PMID 36199287.
  • Williams et al. (2017), Periodization and strength. Sports Medicine, 47:2083-2100.
  • Kikuchi & Nakazato (2017), Push-ups vs bench press on muscle hypertrophy. Journal of Exercise Science & Fitness.
  • Moritani & deVries (1979), Neural factors versus hypertrophy in the time course of muscle strength gain. American Journal of Physical Medicine, 58(3):115-130. PMID 453338.
  • Hollis et al. (2008), Weight loss during the intensive intervention phase of the Weight-Loss Maintenance Trial. American Journal of Preventive Medicine, 35(2):118-126.
  • Union Sport & Cycle (2025), Données marché fitness France.
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